En plus de décorer ma résidence
à l'occasion du temps des Fêtes, je prépare des pièces
en bois peint et confectionne d'innombrables motifs au petit point. Ceux-ci atteignent
parfois des dimensions importantes, couvrant une bonne partie d'un mur ou d'une fenêtre.
La plupart sont cependant de petite taille, épousant la forme d'un chat, d'un
bas de Noël ou d'un élégant flocon de neige. Je commence à
les préparer dès le mois de janvier. Comme je suis incapable de demeurer
inactive, souvent, c'est le soir que je les fabrique en regardant la télévision.
Une fois complété mon petit point, j'applique un morceau de tissu à
l'arrière afin de masquer le treillis de plastique. J'attends ensuite le début
des Fêtes. La période pendant laquelle ces objets sont donnés
en cadeau à la visite.
Si les gens font l'effort de se déplacer pour venir chez moi, je veux qu'ils
gardent un bon souvenir de l'atmosphère de la maison, Il faut qu'ils aient
l'impression que ça en valait la peine.
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L'autre activité artisanale
à laquelle je m'adonne consiste à fabriquer des pièces décoratives
en bois peint. J'en fabrique depuis cinq ans, ce dont témoignent plusieurs
créations intégrées à mes aménagements du temps
des Fêtes. Certaines épousent la forme de bâtiments aux couleurs
vives. comme ce petit village comprenant, entre autres, une église. ainsi
qu'une école.
Dans un genre différent, j'ai aussi fabriqué les quatre lettres du
mot Noël en y insérant quelques personnages : je commence par choisir
un dessin, puis je fais tailler le bois sur lequel, ensuite, je trace des formes
au crayon de plomb. Il ne me reste plus alors qu'à peinturer. ce que je fais
avec un pinceau ou un stylet, ce qui m'aide à soigner les détails.
La plupart du temps, je dois appliquer au moins cinq couches de peinture avant d'obtenir
un résultat satisfaisant. L'effet est d'autant plus saisissant que certaines
pièces sont illuminées de l'intérieur.
Comme pour le petit point, je n'ai jamais suivi de cours. J'ai appris aux côtés
d'une amie à l'époque où je vivais à Montréal.
Cependant, j'ai mis cette activité en veilleuse depuis mon retour au Saguenay,
il y a deux ans.
À chaque fois que je décore ma maison, que ce soit pour Noël,
la fête de l'hiver, Pâques ou la "Thanks Giving", j'ai le sentiment
de renouer avec mes racines familiales. Je me revois à l'époque où
ma mère, Marie-Luce Lachance, habitait dans le rang 8 de SaintBruno. Fort
habile, cette maîtresse femme confectionnait des étoiles avec du fil
à broder que j'accrochais toujours dans l'arbre à l'approche des Fêtes.
Comme moi, ma mère était une artiste et avait le sens de la fête.
Quand au sens de l'hospitalité qui m'habite, il faut remonter plus loin encore.
Ma grand-mère Lachance avait le sens de l'accueil. Quand un quêteux
venait chez elle, par exemple, elle le gardait à coucher et le lendemain,
son linge était propre et il repartait avec un sac rempli de galettes.
C'est ce genre d'attitude qui m'a conduit à saisir toutes les occasions de
célébrer les événement de la vie. Noël demeure ma
fête préférée parce qu'elle marque naissance de Jésus
et rapproche les familles, mais les autres aussi ont leur charme. J'aime souligner
l'arrivée de l'hiver parallèment à la Saint-Valentin, ce qui
m'incite à décorer en rouge blanc. Par contre, je suis moins sensible
à l'Halloween, une fête païenne. Je préfère insister
sur l'automne, qui est la saison des récoltes.»
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