«À l’ère des communications, seulement une infime
partie de la population est sous les feux des projecteurs tandis que la majorité
attend patiemment leurs cinq minutes de gloire. Cette majorité idolâtre
les têtes d’affiche et rêve de leur ressembler. Les visages connus forgent
inconsciemment notre personnalité, notre identité. Nous les retrouvons
principalement à la radio, la télévision et dans la presse écrite.
À la suite des ces affirmations, je vous poserai donc une question facile
: " Par quoi les télécommunications sont-elles envahies ? "
Tout le monde m’aura naturellement répondu : La publicité ! Cette dernière
est plus que présente dans nos vies comme le dit Brian Myles, journaliste
du Devoir : " Voilà qu’elle entre maintenant dans les hôpitaux.
Elle s’était déjà immiscée dans les écoles, le
métro et l’autobus, les parcs publics, les médias, les vêtements…
L’envahissement
de la publicité atteint des proportions telles qu’elle en fait disjoncter
plus d’un ". La présence de la publicité n’a nul autre choix que
de dicter notre conduite et de forger ce que nous croyons être notre identité
propre mais, nous ne sommes pas des êtres si distincts que nous le croyons.
Pour les compagnies, nous sommes une masse, un public cible et surtout, une source
de revenus. La pub est primordiale pour eux. Ils doivent alors recourir à
des professionnels de la publicité comme Claude Cossette, ces derniers savent
comment s’introduire dans notre quotidien. Claude Cosette a consacré une grande
partie de sa vie à fabriquer des campagnes de publicité. Cossette Communications,
l'une des plus importantes agences au Québec, c'était lui jusqu'à
ce qu'il cède récemment ses parts pour se consacrer à temps
plein à son rôle de professeur à l'Université Laval. Je
suis d’accord avec cet homme sur le fait que les jeunes sont plus vulnérables
que les adultes face à la publicité : " C’est surtout qu’ils gobent
toutes sortes d’informations de manière crédule. On sait que les enfants
de trois ans connaissent toutes les ritournelles de la télévision et
l’on connaît aussi leur puissance d’influence aussi sur les parents. "
Cette publicité change la perception de la réalité chez les
jeunes et de surcroît, les arguments évoqués ne sont pas la justice,
le respect des autres, l’amour, le dévouement mais plutôt la puissance,
le succès, l’argent et le sexe.
Qui
donc nous évoquent ces splendides valeurs ? Les têtes d’affiche, ceux
que nous aimons, que nous adorons tant. Cette élite se retrouve dans les publicités
et elle influence nos choix. Savez-vous qu’il n’a qu’au Québec que le Pepsi
est aussi vendeur que le Coke ? Tout ça grâce à la tête
d’affiche qu’est Claude Meunier. Ces gens d’influence nous disent d’acheter un produit
au lieu d’un autre, de choisir une alternative aux dépens d’une autre, de
penser et de vivre d’une telle façon.
Bref,
j’ai peur que la population tente trop de se tailler une place sous les projecteurs.
Je pense que l’élite influence trop nos choix qui devraient être, à
prime abord, personnels.»
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