Grâce
aux nombreux médias de notre ère, la télévision, la radio,
les journaux et l’Internet, il est facile pour une personne d’atteindre un certain
degré de popularité. Cette personne n’a en effet qu’à faire
plusieurs apparitions dans les différents médias pour être vu
par son " public cible ". Le problème dans tout cela est qu’une
personne qui veut plaire à plusieurs tranches de la société
doit avoir une image vendeuse, donc, elle doit en un certain sens changer son identité
pour tous nous charmer.
Pour
le mot identité, le dictionnaire Le Petit Larousse nous donne comme définition
: Caractère permanent et fondamental de quelqu’un, donc c’est le caractère
inné d’une personne. Habituellement, ce que nous percevons des gens médiatisés
n’est pas ce qu’ils sont en réalité, plusieurs d’entre eux jouent des
personnages et sont même jusqu’à une certain point prisonniers de leur
image. Prenons l’exemple d’une entrevue avec le syndicaliste Chartrand dans un restaurant
tôt le matin et presque vide. Monsieur Chartrant est alors très réfléchi,
relate normalement les événements de sa vie et répond aux questions
de l’interviewer, mais au fur et à mesure que le resto se remplit Chartrand
change tout à fait de comportement. Il se met à parler très
fort, à sacrer et plus rien de ce qu’il dit n’a de rapport avec l’entrevue.
On peut donc dire que qu’il est prisonnier de son image de marque qui n’est pas nécessairement
reliée à son identité propre. Je suis certaine que l’incident
se reproduirait avec Pierre Farlardeau ou avec Plume Latraverse qui sont pourtant
deux hommes très intelligents et sensés.
En
somme, comme l’a dit un certain Cicéron, il y a bien longtemps : " Nascuntur
poetae, fiunt oratoires " , " On naît poète, on devient orateur
". En conséquence avec la popularité de nos jours, inséparable
de la médiatisation, tous ceux qui veulent leurs 5 minutes de gloire doivent
réussir à changer leur identité profonde, du moins en apparence,
pour être plus attirant, plus vendeur… Car quelqu’un de quelconque n’intéresse
personne, ne fait pas vendre de journaux ou n’augmente pas les cotes d’écoutes…»
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