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| L’œuvre collective que mes élèves
ont réalisé, entre janvier et mars 2000, s’inspirait des principes
de l’Art
réseau. Le sujet
proposé était une «photographie» des élèves
participants. Ce portrait mosaïque contenait dans les faits 72 images autonomes
reconstituant un nouvel espace photographique. Ce projet poursuivait ma recherche
comme artiste et enseignant sur les systèmes modulaires, système que
j’ai déjà utilisé dans l’œuvre-réseau «Moz@ïque» 1999, et dans un collage photographique
datant de 1985 «La noyade de Maria Chapdelaine». |
| Pour réaliser cette image,
j’ai filmé à l’aide d’une caméra vidéo les élèves
dans tous les sens et à différentes distances. Par la suite j’ai fait
72 saisies infographiques de différents plans de cette vidéo et j’ai
distribué chaque plan dans une grille de façon à reconstituer
une image autonome. Le résultat donne à voir un espace fixe en constant
déséquilibre visuel. Les élèves avaient à reprendre
chaque plan et à construire dans chacun, une image personnelle tout en tenant
compte de sa structure de base et de la coloration avoisinante. Une contrainte thématique
vient cependant perturber la perception de cette image. En effet, en plus de maintenir
l’intégrité de l’image de départ, les élèves devaient
introduire des éléments s’inspirant du monde de la flore et créer
ainsi un paysage virtuel. |
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| Il y a eu donc procès perceptuel
entre le paysage et le portrait. De plus, derrière le « PAYSAGE-PORTRAIT
» s'est construit simultanément 36 « PORTRAITS-PAYSAGES » qui sont aussi des œuvres-réseaux
menées cette fois par chacun des élèves. Cette production était
accompagnée d’une réflexion critique développée sous
forme écrite dans une téléconférence sous les thèmes
suivants : l’IDENTITÉ,
le PORTRAIT, le TERRITOIRE, le PAYSAGE. |
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Alain Laroche
professeur
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