Dans le cadre de « La
Grande Marche des Tacons-Sites
» , le duo d'artistes Alain Laroche et Jocelyn Maltais d'Interaction Qui a implanté leur vingt-et-unième monument
à l'effigie de la ouananiche dans la municipalité de Sainte-Monique.
Il faut se rappeler que l'entreprise consiste à installer 60 sculptures de
pierres prenant la forme de notre emblème animalier à tous les 5 kilomètres
sur une trajectoire dessinant une immense ouananiche sur le territoire Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Les 78 élèves de l'école Bon-Pasteur de Sainte-Monique ont participé
à la réalisation du « Tacon-Site du Sacré »
par le dépôt de leur Pierre d'Âme dans une cloche. qui a été
scellée dans le monument. Ce geste a été accompli solennellement
sous une volée de cloches. Le thème du sacré a été
abordé comme une force vive faisant en sorte, qu'une simple pierre finit par
désigner quelque chose de « tout autre » qu'elle-même. Et
ce « tout autre », c'est une émotion, c'est le sens qui se dégage
d'un signe, c'est quelque chose qui nous porte et nous transforme.
Pour cette occasion, Bertrand Bergeron, ethnologue et expert en contes et légendes,
a créé un nouveau Conte du Pays de la Ouananiche, soit : « L'étalon
cornu de la montagne des 7 clochers ». Le récit nous plonge au moment
de l'érection de l'église de Sainte-Monique et des difficultés
vécues lors l'installation de la cloche. Tous affirment que le diable aurait
contribué à tous ces ennuis. C'est d'ailleurs à cette époque
que la montagne des 6 clochers devint la montagne des 7 clochers. Cette montagne
se situe dans le rang 7, tout près du Tacon-Site du Sacré.
Action performative
L'activité a débuté à 8 h 30 à l'école
Bon-Pasteur par le récit du conte « L'étalon cornu de la montagne
des sept clochers » par Bertrand Bergeron. Par la suite, les élèves
ont été invités à réaliser leur Pierre d'Âme.
Il s'agissait d'imprimer à l'aide d'une peinture à l'eau, une empreinte
de la paume de leur main sur une pierre plate. Ils ont réalisé 2 Pierres
d'Âme. L'une servant lors de l'action performative « La Grande Marelle
Cosmique » et l'autre qui a été déposée dans
la cloche du Tacon-Site du Sacré.
Suite à la réalisation de la Pierre d'Âme, les élèves,
par groupe de 4, ont dessiné les 8 éléments du jeu de marelle
qui était au préalable installé sur le sol du gymnase de l'école.
Chaque élève avait à dessiner 2 éléments du jeu
dans 2 cases distinctes. Chacun ont accompli le cycle du jeu en récitant la
comptine du conte. Ils se sont servis de leur Pierre d'Âme et d'une Fourche
du diable pour jouer (l'élève faisait glisser la pierre sur le jeu).
La marelle est à l'origine une métaphore du monde que l'on parcourt
comme un chemin initiatique. Le joueur progresse à cloche-pied en poussant
une pierre qui représente l'âme. S'il boite, c'est que son âme
est faible et qu'il doit s'astreindre à des efforts purificatoires pour gagner
son ciel. Après avoir évité l'enfer et remporté différents
mérites, il atteint le paradis, récupère la pierre (son âme)
et la place sous son bras, faisant réintégrer l'âme au corps.
Le jeu de marelle consiste à ne pas poser le pied sur les lignes qui divisent
les cases. Cette règle correspond symboliquement au besoin de se mettre à
l'abri de l'incertitude. Jeu initiatique, il révèle l'individu à
lui-même en développant certaines de ses capacités.
À la fin du jeu, les élèves se sont dirigés vers la résidence
de Léonard Simard et Lucie Gauthier du rang 7 de Sainte-Monique où
se trouve le Tacon-Site du Sacré. Une remise protocolaire de leur Pierre d'Âme
s'est faite sous une volée de cloches. Les Pierres d'Âme ont été
scellées en permanence dans le Tacon-Site du Sacré. |