LA PROBLÉMATIQUE CULTURELLE La maladie et plus spécifiquement le cancer place l'individu dans une situation de perte. Perte de son estime de soi, perte d'autonomie, perte de ses cheveux, perte des fonctions vitales, la personne malade se retire momentanément de la vie sociétale. Cet état est encore plus présent chez les jeunes adolescents qui se voient enlever une période de leur vie où leur identité se forge. La Fondation Sur la pointe des pieds organise des aventures thérapeutiques pour adolescents atteints de cancer. En participant à des expéditions hors du commun et dans la mesure de leurs forces, ils découvrent de nouveaux horizons, d'autres cultures, ils renforcent leur confiance en la vie et en eux mêmes et comprennent qu'ils peuvent être plus forts que la maladie peu importe les défis qu'elle leur réserve. La compassion est aussi une valeur soutenue par le Raz-O-Thon, activité de financement de la Fondation Sur la pointe des pieds. Le propos tenu par la réalisation du Tacon-Site de la Résilience souligne l'importance des relations humaines et du dépassement.
« Pierres Adaptées » FILER L'ESSENCE L'artiste interdisciplinaire Christine Brault a réalisé une action performative consistant à tisser les cheveux recueillis lors du Raz-O-thon Marie-Hélène Côté sur une grande toile blanche. Il s'agit ici de la poursuite d'un projet antérieur « Broder de rouge » où l'artiste entrait en relation avec des personnes atteintes du cancer ou en rémission par le biais d'une broderie de leur jaquette d'hôpital. Ici, la rencontre, l'intimité, l'introspection s'intègrent à l'œuvre en tant que processus de création, l'échange, grâce au fil qui est tissé, place l'artiste et l'Autre dans une relation privée de complicité. L'élément déclencheur du projet « Filer l'essence » se trouve dans la légende des 1000 grues. Cette légende a inspiré l'histoire de Sadako Sasaki, une adolescente japonaise atteinte de leucémie à la suite de l'explosion de la bombe atomique d'Hiroshima, qui avait entrepris de réaliser mille grues en origami. Comme elle est morte avant d'avoir pu achever sa tâche, les élèves de sa classe ont terminé ce qu'elle avait commencé et son histoire a fait de la grue en papier un symbole de la paix. Reprenant cette idée, l'artiste décide d'entreprendre la réalisation d'une broderie tissée de 1000 mèches de cheveux. Pour ce faire, Christine Brault est placée au cœur d'un événement de levée de fonds pour la fondation sur La pointe des pieds. L'action performative in situ prend son sens dans ce contexte, les cheveux recueillis, matière première de l'œuvre, appartiennent à des personnes singulières, compatissantes et généreuses. Leurs cheveux, matériaux intimes, se mêlent et s'entremêlent au gré de l'aiguille qui tisse des liens et des relations d'amours de l'Autre. La lenteur et la précision du geste portent à la méditation sur le sens de la vie et à notre capacité de résister et à se reconstruire. MILLE NIDS DE GRIVE DE BICKNELL
Revisitant le concept de Christine Brault, le duo d'artistes Alain Laroche et Jocelyn Maltais décide de réaliser « Mille nids de grive de Bicknell » lors de l'implantation du Tacon-Site de la Résilience. La grive de Bicknell est une espèce d'oiseau qui niche sur les plus hauts sommets des Monts-Valin, l'endroit même où nous avons réalisé le Tacon-Site de la Résilience. En plus, cet oiseau fait partie des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables. Cela s'explique par sa rareté mais surtout par son habitat particulier. De la grue à la grive, il n'y avait qu'un pas. Les cheveux sont devenus nids, Mille nids de grive de Bicknell installés un à un devant le Tacon-Site. La pose minutieuse des nids a porté notre réflexion sur l'éphémère et la fragilité de la vie mais aussi sur l'écologie et l'adaptation, espérant que les cheveux soient récupérés par les oiseaux habitant le secteur pour construire leur nid. Cette installation in situ a ainsi permis la poursuite de la vie. Diaporama de la réalisation des « Mille nids de grive de Bicknell » lors de l'implantation du Tacon-Site de la Résilience, dans la ZEC Martin-Valin. LE CONTE Monsieur Bertrand Bergeron, ethnologue et auteur des Contes du Pays de la Ouananiche a écrit le conte « La jeune fille dans la maison de la mort » spécialement pour le « Tacon-Site de la Résilience ». En voici un extrait |
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| « TACON-SITE DE LA RÉSILIENCE
» Trente-deuxième Tacon-Site, Situé dans la ZEC Martin-Valin Partenaire : L'Association chasse et pêche Martin-Pêcheur Collaborateur : La Fondation Sur la pointe des pieds |
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| Archives à la Radio de Radio-Canada, Entrevue réalisée entre Paule Therrien et Alain Laroche concernant ce prix ainsi que La Grande Marche des Tacons-Sites. | |
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| Source : M. Alain Laroche Artiste |
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