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Les Têtes heureuses ont été
fondées à Chicoutimi par Hélène
Bergeron, Marielle Brown et Rodrigue Villeneuve en 1982.
Les deux pièces, dont Ils
étaient venus pour
de Marie Laberge et La
belle et la bête
(collage de textes avec près de cent personnes participantes), ont été
jouées avec beaucoup de succès à la Pulperie de Chicoutimi l'été
1982.
Après une tournée en France, la troupe s'installe finalement au centre-ville
dans un petit immeuble des années 20. Cette époque est profondément
marquée par le travail de Pierre Fortin, metteur en scène d'une grande
puissance créatrice : Coupures,
Provincetown Playhouse, Ulysse au pays sans merveilles. Jusque là directeur artistique, Rodrigue
Villeneuve deviendra le principal metteur en scène de la compagnie en 1989.
De Dubé à Dostoïevski, en passant par Musil, Genet, Shakespeare,
Sarraute, Molière ou Chaurette, depuis 1990 la compagnie se consacre encore
plus évidemment à l’exploration du texte, classique et contemporain,
jouant parfois dans des lieux inusités (ancienne discothèque, bureaux),
mais le plus souvent en salle fixe, dans le Petit théâtre prêté
par l’Université. Cette phase en est une de stabilisation professionnelle
et de développement du public. Elle est aussi marquée par l’organisation
d’une série d’ “ événements ” regroupant, autour
d’un spectacle, lectures publiques, projections, expositions, débats.
En janvier 2000, pour inaugurer le siècle et marquer peut-être le début
d’une nouvelle période, c’est à un jeune metteur en scène, Éric
Jean, que les Têtes Heureuses demandaient de monter, Camélia, une adaptation du roman d’Alexandre
Dumas, fils, La dame aux camélias. Ce spectacle leur a valu, en février
2001, le Masque de la meilleure production Régions et deux autres
nominations à ce même gala de l’Académie québécoise
du théâtre.
En 2001-2002, les Têtes heureuses ont fêté leur XXe anniversaire
par une série d’événements spéciaux : soirée-gala,
publication d’un album, spectacle de cabaret, colloque et exposition. Depuis, leurs
activités, fidèles à leur « ligne claire »,
ont cherché à accuser toujours un peu plus leur caractère professionnel,
leur audace, leur inscription dans le milieu (Lenz, d’après Büchner,
Richard
II de Shakespear,
qui se méritait deux nominations à la soirée des Masques
2004, Le Pain dur de Claudel). À l’automne 2003, elles ouvraient un
« chantier ONAN » autour d’une pièce d’un jeune
auteur saguenéen, Martin Giguère. ONAN a été créé
en novembre 2004. |
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